jeudi 16 février 2017

Journée 12 : fin visite de Dakar et retour à Versailles

https://goo.gl/photos/QJZtvc5PYwWEcEGY7Dernier jour, après notre périple de 12 jours, nous voilà sur le point de repartir. Cette journée de transit ne nous verra-t-elle pas sombrer dans une fatigante logistique ? Et bien non ! Et ça commence dès 7h30 avec la messe dans l’hôtel.
Trois employées catholiques étonnées par nos chants nous rejoignent. Elles sont remplies de joie de pouvoir venir célébrer cette messe d’action de grâce avec nous.

Après un bon petit p’ti dèj’ et le chargement des valises, nous nous rendons à la cathédrale pour rencontrer le curé.

Le curé nous indique que compte tenu des prix élevés de l’immobilier dans le secteur, la plupart des paroissiens habitent en dehors du territoire paroissial et viennent dans le quartier pour travailler. Ils proposent donc une adoration du Saint Sacrement entre midi et 14 heures.
Il nous expose ensuite la pastorale paroissiale qui reprend les trois grands axes de l’Église sénégalaise : Voie, Vérité et Vie (les trois « V » selon la formule de Saint Jean, « je suis le chemin, la vérité et la vie »).

La pastorale se décline autour des missions de prêtre, prophète et roi. Le prêtre sanctifie par la liturgie, le prophète enseigne et forme, le roi assure le service de la société. Après cet  échange, nous visitons la belle cathédrale aux superbes vitraux.

Jean Paul, notre ange gardien dakarois, nous rejoint pour aller visiter le musée  Théodore MONOD. Originaire d’une petite ethnie animiste du Sénégal oriental, les bassaris, il nous décrit les rites d’initiation des jeunes hommes devant les masques traditionnels. S’agissant des jeunes filles, il ne peut rien dire, leur rite étant secret.



Nous faisons route ensuite vers l’institut français où le restaurant est installé dans un jardin aux superbes fromagers et bougainvillers, petit havre de paix dans le centre ville de Dakar.

Ensuite et face à l’insistance des nombreuses couturières du groupe, direction le marché HLM : le grand marché aux tissus de Dakar.



Après ces achats, le groupe reprend sa route le long de la corniche : façade maritime ouest de Dakar longée de belles villas et hôtels de luxe.

Nous faisons un stop à la statue impressionnante (50 mètres de haut !) de la renaissance africaine. Réalisation coréenne sur commande de l’ancien président Wade, elle représente un couple, le père portant un enfant dans les bras et qui pointe le doigt vers l’horizon.
Le temps des souffrances séculaires est terminé pour faire place à la lumière de la liberté selon la citation de l’ex président.
Les plus courageux gravissent les 250 marches au sommet desquelles ils découvrent une vue imprenable sur la presqu’île du Cap Vert, aujourd’hui intégralement occupée par l’agglomération dakaroise.

Nous remontons encore plus au nord de la presqu'ile de Dakar, vers la pointe des Almadies où nous dînons. C'est l'occasion de remercier notre curé Louis Pasteur de nous avoir permis de rencontrer cette merveilleuse Église sénégalaise, pleine de ferveur, de joie, de générosité, et plus largement ce peuple sénégalais si vivant et accueillant.

Il est bientôt l'heure de rejoindre l’aéroport tout proche, notre avion s'envole et nous voila déjà à Versailles, accueillis par un sympathique comité d'accueil, pour une dernière prière de louange sous le presbytère ce vendredi matin.

Nous rentrons dans nos maisons en nous remémorant ce passage de l'aveugle guéri dans l'évangile de saint Marc, souligné par Louis Pasteur à l'ile de Gorée, " Ne rentre même pas dans le village " ... nous ressortirons donc bientôt pour témoigner encore de ce que nous avons vu , Alléluia  !


Le voyage se termine, merci à vous tous de nous avoir suivi et soutenu, merci pour tous vos commentaires, un merci spécial à Christophe Brolles pour la mise en place de ce blog et pour son soutien technique (et communication !), y compris à distance.

L'équipe de rédaction (Pierre, Patrice, Joël, Florence, Paul, Laurent) et les photographes (Dominique, Véronique, Anne France, Laurent)

mercredi 15 février 2017

Journée 11 : île de Gorée

Une journée à Gorée

Après le contrôle d'identité par un jeune et beau soldat, notre chaloupe (en fait un bateau des plus classique) fend les vagues et nous dépose au petit port de Gorée où nous sommes accueillis par l'abbé Adrien Sarr, ami de Louis Pasteur et ancien de la fameuse promotion 1993.

Celui-ci nous conduit d'abord dans son presbytère, jolie maison avec cour intérieure et terrasse donnant sur la mer. L'endroit est si magnifique que les évêques de Dakar seraient tentés d'en faire leur résidence de repos. L'abbé Sarr nous conduit jusqu'à l'église, inaugurée par le roi Charles X. C'est une jolie église, ornée de deux très beaux lustres. L'abbé nous expose la pastorale de la paroisse, axée sur la famille. Elle se compose de trois éléments : l'eucharistie, l'éducation au sein de la famille, l’apostasie, le tout étant couronné par la contemplation de la trinité que nous sommes appelés à vivre en famille. Un jeune homme qui aime une jeune fille musulmane ne pourra l'épouser que s'il se convertit. Beaucoup de ces conversions sont souvent de circonstance, et le jeune époux reste au fond chrétien de cœur. Les prêtres demeurent bienveillants à l'égard de ces "apostats"pour lesquels il est pratiquement impossible de revenir en arrière, sous peine d'être rejeté par sa belle famille et la société. Nous constatons une fois de plus que cette pastorale est parfaitement ciblée et bien construite.
Nous chantons ensuite la messe célébrée par Louis Pasteur.

Après quoi, nous sommes accueillis au dispensaire de l'ordre de malte par les sœurs du Saint Cœur de Marie. Nous y rencontrons la mère supérieure, puis nous visitons le dispensaire très bien équipé, sous la conduite d'une très jeune sœur de Centrafrique. Au moment de quitter le dispensaire, nous donnons notre dernière et trente sixième valise, en l’occurrence, de médicaments. En redescendant le village pour nous rendre au restaurant, nous sommes assaillis par des vendeuses du village artisanal auxquelles certains ont imprudemment promis de venir visiter leur boutique.

Après le déjeuner, nous nous rendons dans une ancienne maison d'esclaves, restaurée et transformée en musée par la fondation France liberté, et le gouvernement sénégalais. C'est une visite très émouvante , qui permet de voir le couloir du "non retour", donnant sur la mer, qu'empruntaient les esclaves  pour monter sur les chaloupes qui les menaient ensuite aux navires, en direction de l’Amérique du nord, de l’Amérique du sud et des caraïbes. L'émotion grandit devant la cellule des "inadaptés" (les hommes qui ne pesaient pas les 60 kg exigés) et le cachot des récalcitrants. Fort heureusement, Saint Jean Paul II, dans son discours de visite à cette maison nous a laissé un très beau message d'espoir en rappelant combien le temps était long pour que tous les hommes se respectent et se reconnaissent fils de Dieu.

La suite consacrée aux boutiques n'a pas fait le bonheur de tous eu égard au harcèlement des jolies sénégalaises qui ont fait tourner la tète de certains qui confondaient les francs et les euros !!

A 18 heures pile, la chaloupe nous emmenait sur une mer quelque peu remuante qui a valu à ceux qui avaient pris d’assaut le pont avant, d'être copieusement arrosés par les vagues.

mardi 14 février 2017

Journée 10 : départ de Saint Louis vers Dakar, grand séminaire de Sebikhotane, foyer de charité du cap des biches

A huit heures cinquante précises, notre car s'ébranle vers Thies via Tivaouane. Trois heures de route... mais nos bardes sont en pleine forme : Régis nous livre un de ces écrits sur la partie de carte qu'il a joué avec le Père, le Fils et le Saint Esprit, Paul nous gratifie de la fable de la chèvre et du baobab :

La chèvre et le baobab

Un jour, dans la savane herbeuse
La chèvre fort agile et néanmoins songeuse
Fouillait au pied d'un baobab
Un tas de détritus laissés par le toubab 
(c'est ainsi qu'est nommé le blanc qui en Afrique
Dans un assaut d'humeur philanthropique
Est venu imposer son miracle technique
Sous forme de bouteilles et de sacs plastiques)
Notre chèvre soudain avise le grand arbre
Et lui tient à peu près cette palabre :
"Peux tu me dire - ô baobab ! -
Sans vouloir offenser ni ton rang ni ta race,
Ce qui t'a pu valoir une telle disgrâce ?
Tu es puissant, mais laid,
Solide, mais noueux,
Et ton feuillage est si caduc 
Que souvent tu exhibes tes moignons sans suc.
Robuste, assurément ; mais figé dans les cieux.
Regarde moi un peu : je bouge je gambade,
J'agis, j'esquive, je cours, je pétarade !
Je suis chez moi partout au Sénégal.
Routes, steppe ou maisons: tout m'est égal !
Du moindre détritus je compose un régal.
Que dis tu de cela n'envies tu pas mon sort ?"
Disait la chèvre à l'arbre dont Senghor
Fit autrefois l'emblème d'une indépendance 
Qui ne reniait pas la France.

L'arbre alors rompt le silence
Et de la chèvre, avec douceur, relève l'insolence :
"Ô Chèvre ! il est certain : je n'ai pas ta mouvance !
Je ne bouge jamais,
Mais sous quel arbre immense 
Irais-je m'abriter?
Et l'ombre bienfaisante
que tu viens sous moi chercher 
Est la rançon clémente
De ma fidélité.
Tu me vois immobile; mais tendu vers le ciel
Je supporte pour toi l'ardeur d'un dur soleil
Que je rends en fraîcheur à nulle autre pareille.
Il est vrai que parfois mes branches se déplument :
Je n'ai plus rien alors pour flatter le regard.
Je ne regrette pas pourtant ma majesté posthume.
Le vrai royaume ne se laisse entrevoir 
Avec des yeux de chair.
Ne t'arrête pas tant à l'aspect, aux grands airs,
Et songe à remercier le maître de la vie :
Il fit les uns agiles, les autres engourdis,
Les uns papillonants
Et les autres veilleurs.
Que nul ne songe à s'estimer meilleur !

Joël nous livre quelques textes humoristiques sur les valises, sans oublier le contact permanent virtuel ou réel avec Jean-Michel qui souhaite à tous une heureuse Saint Valentin, lui même ayant spécialement acheté du chocolat et du poisson pour sa femme .

Escale technique de 10 min à la maison du prêtre, délai respecté, ce qui nous vaut une bouteille de champagne offerte par le père Louis Pasteur !

Un peu plus loin, Jean-Michel est au rendez vous pour donner quelques plantes à deux de nos amis (Victorine et Geneviève). Il nous fait un au revoir plein de sensibilité et de foi, de sa voix chantante et sereine.

Quelques kilomètres plus loin, nous longeons le domaine fruitier d'un riche libanais, fili fili, avant de rentrer dans le magnifique domaine du grand séminaire inter diocésain de Sebikhotane. Nous sommes accueillis par le recteur, le père Alfred Sarr avec quelques autres formateurs.
Le père Alfred nous conduit voir les séminaristes qui terminent leur déjeuner, puis, il nous fait visiter la bibliothèque bien achalandée, la chapelle. Nous terminons par un excellent pique-nique sous les manguiers, chez les sœurs du Cœur Sacré de Marie qui nous rendent visite. Nous sommes frappés par leurs très jolis sourires épanouis, qui respirent la paix et la sérénité.

Nous reprenons la route vers Dakar pour nous rendre au foyer de charité de la pointe des biches  à l'entrée de la capitale.
Comme tous les foyers de charité, celui de Dakar se trouve sur un très beau site, un petit plateau dominant la mer, avec Dakar au loin. L'ensemble est composé de bâtiments rectangulaires positionnés de manière géométrique autour d'une jolie chapelle. Nous assistons à La Messe concélébrée par le Père Jean Luc NDour et le Père Louis Pasteur. Nous sommes ensuite accueillis par l'ensemble de la communauté.
Cette communauté fondée par Jacques Pagnoux est composée de français et de sénégalais. Les communautés de foyer de charité sont composées de laïcs, hommes et femmes, qui sont invités à prendre un engagement définitif. Chaque communauté est animée par un prêtre qui est le "père", la mère étant Marie. Il nous est expliqué que la référence de la communauté est la sainte famille. Au fil des témoignages, nous découvrons que Marthe Robin avait un charisme particulier pour faire découvrir ou conforter l'appel reçu par les croyants, ce qui explique que les foyers de charité se sont spécialisés dans les retraites (ici dites fondamentales ou d'approfondissement) au cours desquelles les retraitants trouvent souvent leur vocation, ce dont témoigne Louis Pasteur lui-même.

Ce furent encore deux moments forts de rencontre le jour de cette saint Valentin.

lundi 13 février 2017

Journée 9 : Saint Louis et ses environs

Aujourd'hui changement de décor, nous découvrons le nord du Sénégal à la limite de la Mauritanie. Nous partons vers Savoigne, un peu plus au nord que St Louis, au son des laudes. À travers les grands domaines du Sénégal (grandes exploitations agricoles), le peuple change : les Sérères font place aux Peuls, toucouleurs au teint clair et aux Mauritaniens aux beaux turbans sans parler des saint Louisiennes (les signares) qui font tourner les têtes et les cœurs.

Arrivés à Savoigne, nous sommes accueillis par le Père Emmanuel Zanaboni, le fondateur, et Augustin, le directeur, des Statues Saint Blaise. Ils réalisent des statues principalement pieuses et ont mis en place une formation professionnelle de 6 ans ouverte aux élèves qui n'arrivent pas à suivre un cursus classique. Il est demandé aux élèves d'utiliser leur revenu  de la façon suivante : un tiers pour l'élève, un tiers en épargne et un tiers pour la famille. Depuis peu une section féminine a été ouverte (travail des tissus, étoles...)

Augustin nous décrit avec beaucoup d'humour les étapes de fondation de l'association avant de nous faire visiter les ateliers. Les pèlerins sont conquis et s'en donnent à cœur joie à la boutique!

Leur difficulté est de faire connaitre leur association et leurs produits, nous espérons que ce blog y contribuera. Dans nos échanges, une idée nous vient. Et si un étudiant d'une école de commerce française était intéressé par un stage de quelques mois ici, permettant de proposer cette démarche de commercialisation tout en découvrant un magnifique pays ?

Retour à St Louis, et restaurant dans le centre ville. Nous avons une vue imprenable sur le fleuve Sénégal et le pont Faidherbe.


Nous nous promenons ensuite dans les rues de St Louis aux belles maisons coloniales guidés par Abou.


Enfin l'évêque de Saint Louis nous reçoit chez lui avec une simplicité désarmante. Il est à la tête d'un évêché immense qui représente tout le nord du Sénégal (un tiers de la surface du pays) et pour lequel il ne dispose que de 22 prêtres.


dimanche 12 février 2017

Journée 8 : derniers moments à Thies, en route vers Saint Louis !

C'est aujourd'hui notre dernier jour à Thies  et à la maison du prêtre où nous logeons depuis notre arrivée dimanche dernier. Déjà 7 jours ici ! Que de belles rencontres et de témoignages de foi !
Après notre petit déjeuner, direction la cathédrale pour la messe présidée par Louis Pasteur, en wolof et en français devant une belle assemblée, avec une chorale magnifique, orgue et tam tam.
Après la messe, visite guidée de la cathédrale par le père Louis Pasteur, le baptistère où il a été baptisé, jusqu'aux recoins où il s'est faufilé enfant!

S'en suit, un apéritif avec les pères qui nous ont reçu et toute l'équipe de la maison du prêtre ainsi que la sœur de Louis Pasteur, Antonia. L'évêque de Thies nous fait la surprise de passer nous saluer.

Nous profitons une dernière fois des bons plats de nos cuisinières avant de faire nos au revoir à notre très cher ange gardien Jean Michel, à l'abbé Leopold, à l'abbé Pierre, et l'abbé Jean Marie (le prêtre exorciste du diocèse).

En route vers St Louis, le temps est au repos, à la discussion et à la méditation, Paul Clavier en profite pour rédiger ce poème :

Routes du Sénégal je vois derrière tes nimes
Défiler le manguier qui jonche la savane
Le chemin où la chèvre improvise un repas
Et la piste où la vache invente un pâturage 
Et tes vaillants chevaux qui tractent une carriole
Où s'entassent écoliers et denrées maraîchères
Tes marchés où le pneu l'arachide et la mangue
Attendent patiemment l'improbable acheteur
Tes milans par milliers qui sillonnent le ciel
Tes mosquées tes échoppes et tes gendarmeries
Tes gendarmes couchés qui rythment le voyage 
Et ces titres fonciers où des parpaings en friche
Attendent indolemment qu'un maçon les assemble
Mais plus que tout je vois, routes du Sénégal,
Une vitalité qui nargue le soleil
Un peuple un but une foi : un monde solidaire
Un pays où l'humain n'est jamais secondaire
Je vibre à Ngasobil au son des chœurs d'enfants 
Où retentit la voix profonde de l'Afrique
Je frémis à la vue des danseuses de Ndiop
Accueillant le toubab en transes frénétiques
Et sous un caïlcédrat un marabout antique 
Réconcilie l'imam avec le catholique

Nous arrivons à St Louis, ancienne capitale de l'Afrique de l'ouest et du Sénégal. Nous franchissons l'imposant pont Faidherbe avant d'entrer dans l'île. Nous poursuivons notre chemin à travers Get Ndar, l'impressionnant quartier des pêcheurs à la densité de population semblable aux villes indiennes.

Puis nous filons le long de la langue de barbarie (étroite bande de sable entre le fleuve sénégal et la mer) où se trouve notre hôtel.
Chacun s'installe et profite du coucher de soleil face à la mer. Nous sommes rafraîchis par le puissant vent de fin de journée.
Après un dîner à une heure convenable tout le monde va se coucher tôt sauf vos consciencieux serviteurs...

samedi 11 février 2017

Journée 7 : Mekkhe

Ce matin, c'est grasse mat' : petit déjeuner à 8h ! Notre destination du jour, la quasi paroisse du Père Philippe Bernard Ngom à Mekkhe (les paroissiens de Ste Bernadette le connaissent bien car il a assuré les offices de l'été ces deux dernières années).
Objectif de la journée : tenir les horaires !!! Le père Louis Pasteur est à la manœuvre.
Sur le trajet nous passons par Tivaouane la ville de la plus ancienne et deuxième confrérie musulmane en nombre. Nous apercevons l'immense minaret.

Arrivés à Mekkhe, nous partons visiter une immense carrière qui extrait 4 minerais du sable des dunes qui s'étendent sur 190 km de la grande côte : zircon, rutile, locophene, illemunite.
Marie-Catherine, "quasi paroissienne de Mekkhe", qui travaille sur le site nous décrit les étapes de production : usine flottante sur un lac artificiel qui extrait du sable le produit brut et reconstitue ensuite les dunes. Le brut est ensuite amené à l'usine de raffinage qui, grâce à des traitements magnétiques, permet de dissocier les différents minerais qui sont ensuite conditionnés et emportés en train vers le port de Dakar.

Nous repartons vers Mekkhe pour célébrer la messe à Ste Bernadette, la quasi paroisse du Père Ngom ! C'est également l'occasion d'un premier échange avec les paroissiens. Nous rejoignons ensuite le foyer des jeunes pour un magnifique déjeuner.

C'est l'occasion de discuter avec cette toute petite communauté qui dégage tellement de ferveur et est très unie à son berger. Il nous donne aussi l'occasion d'acheter les spécialités en cuirs de Mekkhe : chaussures, ceinture, portefeuille...

Nous rentrons à Thies où nous avons rendez-vous avec les catéchistes du diocèse de Thies, en présence de l'abbé Thomas d'Aquin , directeur du catéchuménat et de trois autres responsables.
Nous réalisons combien avec des moyens réduits, ils produisent de "beaux fruits" (tel le père Louis Pasteur ! , ou encore les élèves du petit séminaire que nous avons pu rencontrer à Ngazobil ), grâce à leurs actions très bien coordonnées.
Les responsables du catéchuménat sénégalais œuvrent pour que l'enseignement catholique soit reconnu par l"enseignement public pour être intégré dans les cours d'enseignement religieux, au même titre que l'enseignement musulman.

vendredi 10 février 2017

Journée 6 : la petite côte

Nous partons pour la petite côte en empruntant la nouvelle route du futur aéroport international de Dias. Chemin faisant, nous croisons de nombreux camions de travaux. Nous passons sous la nouvelle autoroute qui reliera Dakar à l'aéroport, mais aussi Poponguine. En effet, le gouvernement a décidé de relier par des voies rapides les deux grands lieux de pèlerinage du pays, Touba pour les musulmans et Poponguine pour les catholiques. Cette autoroute est une véritable fierté pour les Sénégalais.
Concernant Poponguine, un premier missionnaire a débarqué en 1848 où il a vécu dans une grotte habitée par des esprits. Celui-ci n'étant pas mort, comme prévu par les autochtones, ceux-ci ont fini par l'écouter. Ce fut le début de la christianisation. Plus tard, un prêtre du diocèse de Bayeux a amené la vierge noire de Notre Dame de la Délivrande. Ce sanctuaire est l'occasion de pèlerinages où de grandes foules se déplacent (une journée à pied depuis Thies) avec le support logistique de la population catholique, mais aussi musulmane qui louent Marie.
Nous sommes accueillis par le recteur du sanctuaire, le père Marie-Jean de Cumond, moine de la communauté saint Jean, "petit gris".
Il nous conduit à l'école primaire catholique dirigée par une équipe souriante et dynamique constituée de jeunes femmes et d'un seul homme. Les enfants semblent enthousiastes à l'idée de préparer leur kermesse annuelle.
Nous faisons le tour du sanctuaire de 15 000 personnes construit spécialement pour la venue du pape Jean Paul II en 1992 qui déclara alors "On pourrait dire que le Peuple de Dieu du Sénégal a invité, ici d’une façon spéciale la Mère de Jésus et que Marie a accepté l’invitation".
Ce sanctuaire est parsemé de petites grottes abritant un saint devant lesquelles les pèlerins peuvent venir prier. Après la visite du sanctuaire, nous sommes accueillis par la supérieure du noviciat d'une communauté sénégalaise, les sœurs du Cœur de Marie, dont une équipe est en mission à Évreux. Nous les avions d'ailleurs rencontrées lors de notre sortie paroissiale à Évreux en 2016.
Ce noviciat est une belle construction carrée autour d'un cloître avec une belle terrasse donnant sur la mer et les collines environnantes. Nous nous sommes ensuite tous retrouvés dans la basilique pour la messe présidée par le recteur.
En partant, celui-ci nous annonce le projet de construction d'un autre sanctuaire de 60 000 places. Il y aura donc, comme à Lourdes, l'ancien et le nouveau sanctuaire, mais celui-ci sera beaucoup plus grand que celui de Lourdes qui deviendra, selon le recteur, un petit Poponguine !
Plus de détails sur le sanctuaire à http://www.stjean.com/poponguine

Nous rejoignons le petit séminaire de Ngazobil en passant par Mbour dont nous admirons la mosquée rose. La route est un peu moins bonne et ne nous permet pas de rattraper notre retard structurel...

Face à la mer, nous dégustons notre pique-nique au milieu de la cour du petit séminaire. Nous profitons de la plage pour prendre notre premier bain de mer, bien agréable...

Le père directeur Etienne Sene nous décrit ensuite l'histoire, le fonctionnement et les objectifs du séminaire.
Il est destiné aux enfants à partir de 11 ans qui ont exprimé un souhait de devenir prêtre. Après un an de suivi par une équipe paroissiale, l'enfant peut être proposé par son curé pour rejoindre le petit séminaire qui réunit 120 enfants pour les classes de la 6e à la 3e.
Nous rencontrons enfin les enfants qui nous reçoivent en chantant. Un des aînés dirige tel un chef d'orchestre ce puissant chœur qui nous émeut.

Il est largement temps de partir... et Balla, notre chauffeur, nous conduit vers Fadiouth, l'île aux coquillages.

En passant, nous apercevons la maison où Léopold Sedhar Sengor a grandi à Joal.
Sur le parking nous sommes accueillis par Pierre (un ami de Pierre) et nous nous engageons sur la longue passerelle en bois nous permettant de rejoindre l'île.

L'abbé Joseph TOURE nous accueille sur le porche de son église et nous décrit son île à 90% catholique avant de nous inviter à boire un verre bien rafraîchissant, quel sens de l'accueil ici !

Nous nous faufilons dans les petites ruelles tapissées de coquillages accumulés au fil des siècles pour rejoindre le cimetière qui réunit chrétiens et musulmans. Les tombes sont recouvertes de coquillages, et des baobabs siègent majestueux ça et là sur cette colline.
À son sommet un panorama magnifique s'offre à nous : l'île au milieu de la mangrove, sur laquelle nichent des milliers de pélicans.

La nuit tombe visiblement de plus en plus vite à moins que nous ne devenions de plus en plus Sénégalais : les Européens ont des montres, les Sénégalais ont le temps !

jeudi 9 février 2017

Journée 5 : visite de Thies, Fandene, direction diocésaine des œuvres

Ce matin le réveil fut très émouvant : Denis nous a annoncé lors de notre messe matinale le décès de sa maman quelques jours avant ses 100 ans.
Le deuil et le départ anticipé de Denis et Danielle bouleversent évidemment notre petite communauté. On les confie à vos prières...

Après la messe, nous nous mettons en route vers le musée de Thiès où le conservateur nous explique l'histoire du Sénégal depuis le paléolithique. Ensuite il nous conduit vers la deuxième salle sur l'histoire du rail - emblématique de la ville de Thies.

Ensuite, nous prolongeons notre route vers le village artisanal : les affaires se font après de longues négociations ! Ballafons, tambours, tissus, bijoux emplissent le car.

La route se poursuit vers Fandene en passant devant l'école primaire du père Louis Pasteur, cité Ballabeye. Le quartier rassemble des maisons de types coloniales le long de grandes allées bordées de magnifiques cailcedra.

Après un rapide parcours de 7 km environ sur une route toute neuve, traversant la brousse avec de magnifiques baobabs et rogners, nous arrivons à Fandene, village cher au cœur de Laurent où nous sommes accueillis par son ami Jonas Tine.
Nous sommes encore dans un village rural en pleine brousse malgré la proximité de la ville. Les bâtiments sont beaux et bien tenus. L’abbé Jean Marie Ndione nous accueille avec un sourire radieux et chaleureux dans son presbytère tout neuf. Compte tenu de l’heure tardive, nous passons vite à table et nous dégustons un délicieux poulet yassa.
Nous faisons ensuite le tour du village en visitant le dispensaire et la maternité sous la conduite souriante et énergique de sœur Virginie de la communauté de Saint Joseph de Cluny. Les accouchements sont assurés par des « matrones » qui, à tour de rôle, effectuent une permanence de jour et de nuit.
Nous revenons ensuite au presbytère pour notre échange habituel avec présentation du film de la paroisse Sainte Bernadette, puis nous écoutons la présentation de la communauté paroissiale de Fandene par son  curé Jean Marie NDIONE, entouré d’une important staff de laïcs (conseil pastoral, conseil économique et financier, responsable du renouveau charismatique). Nous sommes enfin invités à écouter les chants de louange des jeunes du groupe charismatique. Ils nous invitent à danser. La prière se termine enfin par un chant d’adoration "tu es l’alpha et l’oméga". Nous quittons nos hôtes avec beaucoup d’émotion et de chaleur.
Sur la route du retour vers Thiès, nous nous arrêtons brièvement pour visiter les champs maraîchers de Jonas. Les arbres, tels que rogners, et autres jeunes plantations sont magnifiques. À coté de ces champs, nous observons un très grand troupeau de vaches gardé par des enfants peuls, ethnie nomade venant du nord. Nous quittons Fandene vers Thies et la maison du prêtre.

Avant de dîner, nous avons un échange très riche avec la direction diocésaine des œuvres.
Le directeur diocésain des œuvres, Raymond Faye, nous accueille et nous présente les 18 mouvements laïcs du diocèse dont il est chargé de la coordination et de la cohésion.
Après un exposé détaillé, il donne la parole aux représentants de chaque association : les femmes catholiques, le mouvement de libération des femmes, la légion de Marie, les hommes catholiques, les cœurs vaillants, les scouts.

Le père Thierry Faure fait très justement remarquer que toutes ces associations arrivent à mener de front l’engagement social et civique dans la société et l’engagement spirituel, ce que nous avons beaucoup de mal à faire en France.

mercredi 8 février 2017

Journée 4 : région de Baol, Mbacké, Touba, Ndiop

Après un départ matinal, toujours au son des laudes, nous avons découvert les paysages austères du Baol, à 200 km à l'est de Thies, en pleine saison sèche. Difficile d'imaginer que ces étendues reverdissent durant l'hivernage pour la culture du mil. 
Notre premier arrêt fut Mbacké à la rencontre de l'abbé Vincent Sene. Il est le seul prêtre pour cette communauté de la banlieue de la grande ville musulmane : Touba (500 paroissiens sur une agglomération de 400 000 habitants). Il nous fait partager sa vie au contact des musulmans (certains viennent à la messe quotidiennement), une présence simple et humble au service de la communauté catholique qui vit en harmonie avec les musulmans. 



Nous repartons direction Touba, pour la visite de la plus grande mosquée subsaharienne , et la deuxième d’Afrique après la mosquée Hassan II au Maroc. 
Après avoir été accueillis par notre guide et un baïfall qui aide les femmes à se préparer, nous découvrons les riches parements de la mosquée (marbre, enluminures,...). 
L'islam sénégalais est organisé autour de confréries dirigés par un khalife. La confrérie mouride est aujourd'hui la plus puissante et a été fondée par Cheikh Amadou Bamba entre la fin du 19e et le début du 20e siècle.



Après avoir écouté les prières chantées dans le mausolée d'un khalife, nous quittons Touba direction Ndiop
Ndiop est une "communauté de communes" de 18 villages sérères. Nous hésitons un peu avant de retrouver l'abbé Eric qui nous guide devant notre bus, par une piste ensablée, vers farar Ndiop. Bala notre conducteur est très à l'aise, il roule à bonne allure pour ne pas risquer de rester bloqué sur la piste... ambiance Paris - Dakar ! 

À Farar Ndiop, nous attend un magnifique comité d'accueil : plusieurs prêtres des paroisses environnantes, l'abbé de Diourbel, le représentant de la communauté catholique, et des travailleurs originaires du village. Comme toujours, nous sommes merveilleusement accueillis avec le fameux thieboudiene (riz au poisson, plat national sénégalais ) et le gourmban (farine de mil et pâte d'arachide). Le fameux temps de "palabre" nous permet de faire connaissance en présentant la communauté de Sainte Bernadette grâce à notre film et en écoutant la description de la mission du frère Eric : service de nos frères catholiques mais aussi présence au milieu des frères musulmans. 
Enfin et évidemment apothéose de la journée, la découverte des travaux de l'école. Comme d'habitude nous sommes en retard sur le planning mais une surprise nous attend : nous sommes accueillis par de très nombreuses personnes du village au son du sabar (tambour et dans traditionnelle). Évidemment le temps s'arrête, et nous profitons avec émotion du spectacle : les enfants de la garderie nous chantent quelques airs sous la direction de leur maîtresse puis les femmes dansent et entraînent avec elles nos voyageuses !! 

La visite nous permet de constater l'avancée des travaux : les sanitaires sont finis et le bâtiment de classe a beaucoup avancé. Sous la direction de Paul et Joël, nous faisons un chant de remerciement. Il est ensuite difficile de se quitter et nous jouons encore de bons moments avec les enfants. La nuit tombe... nous repartons, quelques heures de route pour échanger sur ces moments formidables chargés d’émotion, de richesses spirituelle et humaine.

mardi 7 février 2017

Journée 3 : abbaye de Keur Moussa, lac rose, port de pêche de Kayar

En route vers Keur Moussa, au son des laudes nous avons découvert la région des Ndiaye - le grenier agricole de Dakar : verger de manguiers, pommes cajou, arachides, pamplemousses, mandarines...
Nous avons ensuite été accueillis à Keur Moussa par frère Jean Marie et frère Boris. Ce dernier nous a accompagnés pour une visite du monastère et notamment l'atelier de fabrication de khora (la harpe traditionnelle africaine). Frère Boris nous a expliqué les perfectionnements apportés par les frères pour en faire un instrument plus fiable. Aujourd'hui Keur Moussa fabrique des instruments professionnels utilisés par les grands griots (caste sociale, chargée entre autre de garder la mémoire de la tradition).
Nous avons ensuite célébré la messe avec les frères au son des chants, de la khora et des tambours. Cette messe nous a démontré d'une très belle manière cette volonté d'inculturation de notre église, c'est à dire l'annonce de l'Évangile dans les cultures locales .
Borom bi interprété en wolof par les Moines de l'Abbaye de Keur Moussa (Sénégal)

Les frères nous ont ensuite conduits au bois des manguiers pour un déjeuner dégustation à base de produits du monastère et des environs. Nous avons pu goûter les liqueurs (bissap, pomelo), la papaye, le délicieux jus de pamplemousse !

Pas le temps de souffler, et c'est reparti en route vers le lac rose !
Quelques-uns profitent du car pour se reposer (n'est-ce pas père Thierry ?) et nous récupérons notre guide Edouard Diouf. Originaire du village de Keur Moussa, il nous raconte connaître l'abbé Philippe Bernard. Le Sénégal est petit ...
Arrivés au lac rose, nous débutons une promenade en bonne compagnie. Nous sommes escortés par les femmes qui nous proposent des souvenirs. Des discussions s'engagent et les affaires se nouent avec comme paysage un lac plus rose que jamais (sa couleur dépend du vent et de la lumière).

Un petit détour vers les tas de sel et nous reprenons notre route vers le port de pêche de Kayar : premier port de pêche artisanal du Sénégal !


Loin des foules de touristes, nous découvrons une véritable fourmilière organisée autour des pirogues qui reviennent de la pêche.
Après quelques discussions avec le "syndicat d'initiative", nous voilà partis au milieu des pêcheurs, des vendeurs, des milliers de pirogues multicolores.
Nous nous créons un chemin au milieu de toute cette foule en plein labeur à la lumière de soleil couchant... magique !

Il est temps de repartir vers Thies et la maison du prêtre où nous logeons toute la semaine.

Demain, une grosse journée nous attend…

lundi 6 février 2017

Journée 2 : Alléluia , nous y sommes !

Album du lundi 6 février 2017Journée 2 : premiers contacts avec le Sénégal, des rencontres riches avec la communauté catholique du diocèse de Thies.

Départ de la maison du prêtre ce matin, où nous logeons cette semaine.
Accueil de l’Évêque, Monseigneur André Guèye.
Manufacture de tapisserie de Thies.
Déjeuner avec les parents de Louis Pasteur, une rencontre très émouvante.


Marché de Thies


L’hôpital Saint de Dieu : exposé du directeur


Rencontre avec l’enseignement catholique, la Didec.
Avec les maillots de football offerts par L'association sportive de Versailles Jussieu .

dimanche 5 février 2017

Jour J : Cap sur Thiès ! Sénégal, nous arrivons !


Messe d'envoi
Messe d'envoi du dimanche 5 février 2017
Cliquez sur les photos pour voir plus d'images.
Mes chers paroissiens,

Depuis plusieurs mois, nous nous sommes mis en route, pour préparer notre voyage paroissial à Thiès, au Sénégal. Comme vous le savez, ce voyage s’inscrit dans le cadre de notre Plan d'Action Pastoral 2015-2018 dont l’objectif prioritaire est de continuer à bâtir une communauté où tous sont frères et sœurs, mais aussi de mettre en application l'appel pressant du pape François dans son Exhortation apostolique, La Joie de l’Évangile : être une "église en sortie", une "église de proximité", une église qui va aux "périphéries", à la rencontre des autres.

Ainsi, une fois au Sénégal, à Thiès, à Dakar et à Saint-Louis, nous occuperons nos journées à faire des rencontres : avec des évêques, des prêtres, des fidèles laïcs, des enfants, des jeunes, des adultes, des femmes et des hommes, des croyants d’autres religions, des structures et des organisations de la vie sociale, culturelle, politique, économique, etc.

Ce faisant, nous découvrirons des réalités autres que les nôtres ; nous partagerons aussi ce qui fait la beauté et la profondeur de notre foi, nous témoignerons de la diversité et la vivacité de notre paroisse Sainte-Bernadette, nous serons les apôtres de l’Église du Christ qui est à Versailles et en France. Ce sera, un véritable "rendez- vous du donner et du recevoir" comme aimait le dire Léopold Sédar Senghor, un des pères de la nation sénégalaise. Nous en attendons beaucoup de fruits ! 
"Les voyages forment la jeunesse", dit l’adage. On pourrait ajouter : ils ancrent les convictions spirituelles des adultes et anoblissent la sagesse humaine des plus avancés en âge.

En attendant les jours heureux où nous vous rendrons compte de notre voyage-mission, je redis un immense et très profond MERCI à tous les paroissiens, à la Maison de Quartier et à celles et ceux qui ont apporté leur pierre pour contribuer à la construction de ce beau projet de voyage au Sénégal.  Dieureudieuf (merci, en wolof) !
Père Louis-Pasteur

samedi 4 février 2017

J-1



J-1 : rencontre imminente  !! 

dimanche 22 janvier 2017

Sainte Bernadette à Thiès

Évocation de la paroisse Sainte Bernadette de Versailles :

dimanche 8 janvier 2017

Concert de la chorale sénégalaise "Popenguine"

Cliquez sur l'image pour visualiser les photos du concert :

Chorale sénégalaise Popenguine

Une chorale vivante et joyeuse ! 

vendredi 30 décembre 2016

La fête sénégalaise du 7 janvier approche !

Les inscriptions au dîner sont hélas closes...
Par contre, vous êtes attendus nombreux au concert qui aura lieu à 17 heures, à l'église Sainte Bernadette. L'entrée est libre !


Une soirée riche en couleurs !

Depuis quelques mois la paroisse s'active dans la préparation du voyage au Sénégal qui aura lieu du 5 au 17 février 2017. 33 paroissiens partiront, dont certains grâce à la solidarité des voyageurs.
 
L'ensemble de la paroisse est associé dans cet événement ainsi que notre quartier. Ainsi, nous vous invitons à une fête sénégalaise, la soirée du samedi 7 janvier, veille de la fête de l’Épiphanie.
 
Au programme :
  • concert à 17h avec chorale sénégalaise Popenguine dans l’église (entrée libre) ;
  • messe de 18h30 animée par la chorale ;
  • diner/buffet avec animations au "Bateau" à 20h.
Dîner avec inscription (places limitées) sur le panneau au fond de l’église avant le jeudi 5 janvier. Une participation minimum de 10 €/adulte et 5 €/enfant sera demandée pour le dîner à l’entrée.

Les recettes du concert et du dîner seront versées au projet de construction de la maternelle de Ndiop et autres œuvres. 

Par ailleurs, nous avons le projet d’emporter dans nos bagages des objets utiles pour les écoles et les organismes de santé que nous visiterons. Merci à ceux qui le souhaitent de déposer vos objets, suivant la liste téléchargeable ici, à l’accueil de la paroisse aux heures de permanence, avant le 25 janvier 2017.

dimanche 25 décembre 2016

Père Louis-Pasteur Faye

Une vidéo de présentation du père Louis-Pasteur, curé de la paroisse Sainte Bernadette de Versailles.


La paroisse Sainte Bernadette

Pour découvrir le diaporama de présentation de la paroisse Sainte Bernadette de Versailles, cliquez sur l'image ci-dessous :

Paroisse Ste Bernadette